La nageuse Marie-Laurence Lortie a récemment fait preuve d’une résilience, d’une détermination et d’une discipline exemplaires en reprenant l’entraînement après une pause forcée de plusieurs années. Si son objectif était de renouer avec les compétitions d’ultramarathon de nage en eau libre pour le plaisir, elle a finalement brillé dans les classements.
Au tournant de 2020, Marie-Laurence Lortie connaissait une ascension remarquable : membre de l’équipe du Québec, elle avait représenté le Canada à l’international, et occupait la 7e place au circuit mondial FINA. Ex-capitaine de l’équipe féminine du Rouge et Or de l’Université Laval, elle se préparait pour les sélections olympiques canadiennes.
Mais la pandémie, suivie d’une chute en équitation qui lui cause une fracture crânienne, freine brutalement son parcours. Malgré tout, elle n’a jamais perdu la flamme.
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À l’automne 2023, la Drummondvilloise reprend l’entraînement intensif, jonglant avec son travail à temps plein à Saint-Hyacinthe et un programme de plus de 100 km de nage hebdomadaire, notamment dans les piscines publiques de Drummondville et avec le club Les Requins, dont elle est aussi administratrice.
Ses efforts portent fruit : elle atteint son objectif principal, soit de terminer la Traversée internationale du lac Saint-Jean pour la quatrième fois, en cinquième position chez les femmes. Elle remporte aussi pour la deuxième fois le trophée remis au premier Canadien ou à la première Canadienne à toucher le panneau d’arrivée.
Plus tard dans la saison, elle s’illustre en Europe : elle remporte la traversée de 22 km du lac IJsselmeer, aux Pays-Bas, et termine troisième chez les femmes à la traversée de 36 km entre Capri et Naples, en Italie.
Ce parcours impressionnant fait de Marie-Laurence Lortie un modèle, tant pour la relève que pour les adultes souhaitant repousser leurs limites. Une véritable « force tranquille ».