Le Dr René Roux s’est totalement dévoué à sa carrière à l’hôpital Sainte-Croix. Pour l’interniste, prendre soin des gens de sa communauté signifiait aussi se battre sur tous les fronts afin d’assurer un développement continu des services de santé dans la région.
C’est le hasard qui amène René Roux à étudier la médecine et c’est par un autre hasard de la vie qu’il choisit l’hôpital Sainte-Croix comme milieu de travail. Originaire de Danville, en Estrie, le jeune médecin s’établit à Drummondville en 1976.
En début de carrière, Dr Roux met sur pied une unité d’enseignement en association avec la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke. Il assumera plusieurs tâches de professeur adjoint d’enseignement clinique pour les facultés de médecine de l’Université de Sherbrooke et de l’Université de Montréal au cours des années.
Dès son arrivée à Drummondville, Dr Roux souhaite contribuer activement à l’amélioration de l’offre de services de son hôpital. Mais il réalise rapidement que chaque initiative se transforme en lutte. La première bataille qu’il livre vise l’implantation du département de médecine nucléaire, ce qui l’incite à s’impliquer au sein de la Régie régionale au tournant des années 1980.
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Le chef du département de médecine entre 1984 et 1992 s’investit pleinement dans les dossiers d’acquisition et de remplacement d’appareils médicaux spécialisés, le plus important étant l’achat d’un appareil de tomographie axiale assistée par ordinateur. Sainte- Croix devient ainsi le deuxième hôpital d’une région intermédiaire à offrir ce service au Québec, ce qui lui vaut une réputation de chef de file.
Néanmoins, Dr Roux déplore le manque de ressources en médecine spécialisée. Celui qui sera vice-président, puis président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens du Centre de santé et de services sociaux Drummond, en plus de siéger au conseil d’administration de l’établissement, redouble d’ardeur afin de recruter des médecins spécialistes, en collaboration avec ses collègues de l’époque. Leurs efforts portent des fruits puisque leur équipe ne cesse de s’agrandir au fil des ans.
L’engagement de l’interniste dans l’amélioration des soins de santé sort des murs de l’hôpital Sainte-Croix. À partir de 1991, ce dernier participe, à titre d’investigateur principal, à plusieurs projets internationaux de recherche clinique pour le développement de médicaments, dont certains sont toujours utilisés aujourd’hui. De 1999 à 2012, il occupe un poste de médecin consultant au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières et participe à sa première unité d’enseignement. Puis, de 2016 à 2019, il agit comme médecin-conseil au ministère de la Santé et des Services sociaux, avec comme principal mandat les négociations portant sur l’application du projet de loi 20 avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).
Or, c’est son engagement soutenu au sein de l’Association des spécialistes en médecine interne du Québec (ASMIQ), à titre de vice-président puis de président, qui représente pour lui la plus importante source de gratification. Le pouvoir d’action qu’il possède à l’intérieur de l’organisation lui donne des ailes. Dr Roux contribue ainsi à la mise sur pied d’un modèle organisationnel de base pour la médecine spécialisée au Québec, un modèle qui est toujours utilisé aujourd’hui.
Il met de plus sur pied la Fondation québécoise pour le progrès de la médecine interne. Depuis, plusieurs bourses à son nom sont attribuées annuellement à de jeunes internistes qui souhaitent renforcer leurs expertises. À cette belle reconnaissance s’ajoute en 2012 le prix Osler, que lui a remis la Société canadienne de médecine interne (SCMI). Mais ce dont René Roux est le plus fier – et il tient à le souligner –, ce sont ses cinq enfants : Jean-François, Stéphanie, Isabelle, Virginie et Marc-Antoine.
Lorsqu’il prend sa retraite en 2019, René Roux se dit satisfait de l’avancée spectaculaire de l’hôpital Sainte- Croix depuis les 40 dernières années. Il refuse toutefois de se contenter des acquis et souhaite que l’établissement poursuive sa progression. Le prochain dossier pour lequel se battre, selon lui : la construction d’un nouvel hôpital, qu’il réclame déjà depuis plus de 15 ans!
* Les vidéos des autres récipiendaires du titre d’Officière ou d’Officier sont disponibles dans la médiathèque de ce site Web.