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Officiers de l'Ordre

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Gilles Fortin

Une longue portée musicale

Gilles Fortin a commencé très jeune l’étude du piano avec les religieuses de Saint-Joseph de Saint-Hyacinthe avant de travailler le piano et l’orgue au séminaire de cette même municipalité. À Montréal, il a poursuivi ses études en piano, en orgue et en sciences musicales. Bien décidé à parfaire ses connaissances, il a aussi suivi des cours en orgue et en direction chorale à la cathédrale St. Patrick de New York.

Organiste à l’église Saint-Sixte de ville Saint-Laurent en 1950, il sera titulaire des orgues de l’église Saint-Frédéric de Drummondville de 1951 à 1975. Parallèlement à cette fonction, il y assumera la direction de la chorale durant 13 ans en plus d’enseigner le piano et l’orgue au Séminaire de Nicolet, de 1951 à 1960. Il a aussi été responsable de l’enseignement musical à la Commission scolaire des Chênes ainsi qu’au Cégep de Drummondville, et ce, de 1958 à 1994.

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Cet homme d’une grande simplicité est l’auteur de plusieurs œuvres musicales dont une quinzaine ont été publiées aux Éditions Musilab de Drummondville. Il est également l’auteur d’un livre intitulé Le pouvoir de l’opposition, paru en 1995 et écrit au terme d’une riche carrière dans le domaine de l’enseignement, sur la recommandation d’un ami, le regretté enseignant et poète drummondvillois Roch Nappert. Ce volume relate les grandeurs et les misères d’une vie consacrée à la musique.

« Le titre de mon livre, qui évoque l’opposition, est également bien choisi du fait qu’à l’époque où j’ai commencé l’enseignement de la musique, nombreuses étaient les personnes à s’opposer à cet enseignement. Tout le monde ou presque s’opposait à ces cours, sous prétexte qu’ils enlevaient des heures de classe aux autres matières, toutes jugées plus importantes que la musique », se remémore Gilles Fortin qui, malgré l’adversité, n’a jamais cessé de promouvoir la musique.

Durant son parcours en enseignement, le musicien a aussi trouvé le temps d’enregistrer un disque mettant en valeur la sonorité des orgues de l’église Saint-Frédéric (aujourd’hui devenue basilique). Cet opus, intitulé Musique romantique et religieuse pour grands orgues et paru en juin 2011, a aussi le bénéfice de faire entendre le talent et l’expérience de musicien de monsieur Fortin, tantôt par l’entremise d’interprétations d’œuvres bien connues, tantôt grâce à des compositions de l’artiste.

L’amour de la musique dure toujours

En l’an 2000, Gilles Fortin fonde Les Amis de l’orgue de Drummond, un organisme dont l’objectif est de promouvoir et de mettre en lumière tout ce qui se rapporte à l’orgue : les musiciens, les œuvres ainsi que l’instrument en soi. « Cet organisme sert surtout à intéresser des gens qui connaissent peu l’orgue. Il arrive souvent que ces personnes deviennent de véritables mélomanes et de grands connaisseurs de cet instrument. »

Titulaire d’un prix hommage décerné par la Conférence régionale des élus du Centre-du-Québec, en 2005, monsieur Fortin est aussi le président fondateur de la Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec.

Toujours engagé dans sa communauté, il est évidemment de ceux qui estiment que la présence et la vitalité de l’Orchestre symphonique de Drummondville n’ont pas de prix. « Nous avons la chance d’avoir un orchestre symphonique professionnel. Drummondville est la plus petite ville à avoir un tel orchestre au Canada. Un second orchestre, composé d’étudiantes et d’étudiants des différentes écoles et du cégep, forme une symphonie qui mérite notre encouragement. Les citoyens commencent à connaître la belle musique et ça, c’est grâce à l’orchestre, aux grands orgues et à la présence de nombreuses chorales », dit de façon persuadée celui qui a aussi agi à titre de directeur de l’Harmonie de Victoriaville durant quelques années.

À 85 ans, s’il a quelque peu ralenti la cadence, l’homme n’a certainement rien perdu de son intérêt pour la musique et son instrument de prédilection. À preuve, il agit, encore aujourd’hui, à titre d’organiste collaborateur à la basilique Saint-Frédéric.

« L’organisatrice titulaire des orgues de Saint-Frédéric est Françoise Gélinas. Depuis 2015, je suis heureux de pouvoir aller jouer lorsque madame Gélinas n’est pas en mesure d’être là. À titre d’exemple, l’an dernier, j’ai joué dans 57 funérailles et quelques messes du dimanche », raconte-t-il, ne ratant surtout pas l’occasion de rappeler au passage que l’orgue de la basilique Saint-Frédéric est l’instrument le plus imposant situé sur la rive sud, et ce, des États-Unis jusqu’à Gaspé!