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Officiers de l'Ordre

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Guy Châteauneuf

Guy Châteauneuf est un véritable pionnier, voire un précurseur dans son domaine. Il y a 36 ans, il fondait le Réseau d’aide Le Tremplin, un organisme dont il a dirigé la destinée jusqu’au moment de sa retraite en 2014. Aujourd’hui, cet homme discret demeure toujours engagé dans sa communauté et auprès de nombreux organismes, tout particulièrement en facilitant l’accès à un logement de qualité pour les personnes confrontées à des problèmes importants de santé mentale.

En 1982, lorsqu’il a mis son organisme sur les rails, il n’existait que très peu d’organismes communautaires à Drummondville. À cette époque, on le devine, la santé mentale n’était pas un sujet de discussion de tous les jours et le milieu communautaire ne s’y intéressait donc pas ou que très peu. Cet humble défricheur s’est relevé les manches pour faire valoir l’importance de sa mission dans un contexte social peu favorable et où son salaire provenait d’un simple programme d’emploi.

Le Réseau d’aide Le Tremplin, bien connu à Drummondville et ailleurs au Québec, il l’a fondé en se basant sur sa formation universitaire et ses expériences professionnelles, amorcées au début des années 1970.

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De 1973 à 1975, il poursuit sa formation en psychologie à l’Université d’Ottawa. Pour payer ses études, il travaille sur appel ainsi que les week-ends à l’hôpital psychiatrique Pierre-Janet, à Gatineau. C’est en ce lieu qu’il se sensibilise à la situation des personnes hospitalisées en psychiatrie.

De 1975 à 1977, Guy Châteauneuf séjourne à Trois-Rivières où il poursuit ses études à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Il quitte ensuite le Canada pour aller vivre durant un an à Paris, soit de 1977 à 1978, avec sa conjointe. Là-bas, il s’inscrit à l’Université Paris 8, anciennement nommé l’Université de Vincennes où, se souvient-il, se trouvent des enseignants des plus inspirants. S’abreuvant également des écrits des plus grands penseurs, il tire profit de ces moments de grande inspiration qui, certainement, l’aideront à cheminer plus tard dans son parcours professionnel.

En 1980 et en 1981, Guy Châteauneuf s’installe à Montréal où il travaille au sein d’organismes communautaires et continue son apprentissage au cœur de l’action.

De retour à Drummondville en 1981, il met sur pied et présente un programme d’emploi qui démarre l’année suivante. Dès lors, il forme une petite équipe de trois personnes et, durant un an, celles-ci commencent à mettre en place et à proposer divers services liés à la santé mentale. Après un an de travail, à la fin de l’année 1982, il crée un organisme à but non lucratif nommé le Réseau d’aide Le Tremplin, assurément sa plus grande réalisation professionnelle.

Cet homme de cœur est derrière un grand nombre de réalisations, notamment en 1999 lorsqu’il est nommé membre du Groupe d’appui à la transformation des services en santé mentale par Pauline Marois, alors ministre de la Santé et des Services sociaux. Ce groupe, en fonction de 1999 à 2003, l’amène à prendre part à une vaste tournée des régions avec comme mandat d’inciter les agences de santé à développer des services dédiés tout particulièrement aux gens qui ont des problèmes importants de santé mentale.

L’année 1985 marque le déménagement du Réseau d’aide Le Tremplin au centre-ville de Drummondville. À cette époque, et durant les années suivantes, il participe aussi à la création du Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec et fait partie des membres fondateurs du Regroupement des organismes de base en santé mentale de la région Mauricie–Centre-du-Québec. Localement, il met en place les Ateliers du second souffle (devenu Pivot Centre-du-Québec) ainsi que le café-rencontre Le Rendez-vous doux (devenu La Tablée populaire). Il contribue également à l’implantation de la Corporation de développement communautaire de Drummondville et du CLSC Drummond.

Tout au long de son inspirante carrière, Guy Châteauneuf a grandement contribué au développement des ressources communautaires en santé mentale au Québec, notamment à travers une approche psychothérapeutique et sociale misant sur l’implication de la communauté et l’amélioration de la qualité de vie des personnes visées. Le modèle préconisé par Guy Châteauneuf et l’équipe qui l’entourait, parmi laquelle des personnes ayant vécu des problèmes de santé mentale, se situe au confluent d’une approche médicale et hospitalière et d’une approche sociale et communautaire.