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Officières et Officiers de l'Ordre

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Michel Cusson

Pratiquement tous les Québécois — et plusieurs millions de personnes à travers le monde — ont déjà entendu au moins une pièce de Michel Cusson. C’est que le Drummondvillois d’origine mène une carrière de rêve dans le domaine de la musique depuis les années 1980, composant pour sa formation de renommée internationale Uzeb, mais aussi pour d’autres artistes et formations, spectacles de grande envergure, téléséries, films et documentaires.

Si la musique de Michel Cusson voyage aux quatre coins de la planète, c’est à Drummondville que se trouvent ses racines musicales, notamment grâce au célèbre guitariste et compositeur Jean-Marie Benoît, qui lui a donné des cours de guitare et qui lui a appris à lire la musique, de même qu’à l’auteur-compositeur-interprète Gaston Mandeville, un ami d’enfance avec qui il a formé les Frères Blues au début des années 1970.

Après avoir étudié la musique au cégep de Drummondville, celui qui a signé ses premières compositions à l’âge de 15 ans quitte la ville pour aller se former en tant que guitariste jazz-rock dans les prestigieux départements de musique de l’Université McGill à Montréal et du Berklee College of Music de Boston.

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En 1976, Michel Cusson fonde le groupe Uzeb, qui remporte un vif succès au Québec, au Canada, en Europe et en Asie dans les années 1980 et 1990. Après cinq albums studio et autant d’albums live, puis des tournées mondiales avec sa mythique formation, Michel Cusson range sa valise et entre en studio pour se concentrer sur la composition de musique à l’image.

Il multiplie dès lors les collaborations avec des cinéastes primés, signant pas moins de 37 bandes sonores de films jusqu’à ce jour, dont Maurice Richard et Séraphin : Un Homme et son péché (Charles Binamé), Aurore et Omertà (Luc Dionne), Riopelle, sans titre, 1999, collage (Pierre Houle), Rouge sang (Martin Doepner), Maïna (Michel Poulette), Père et fils (Michel Boujenah, France) et Metallic Blues (Danny Verete, Israël). Il participe de plus à l’habillage musical de plusieurs films IMAX 3D, tels que The Ultimate Wave Tahiti, Volcanoes of the Deep Sea, Dinosaurs Alive! et Superpower Dogs.

Le milieu télévisuel québécois peut aussi compter sur le talent de cet artiste multidisciplinaire, qui a déjà composé de la musique originale pour 24 téléséries, comme Omertà, Unité 9, Vice caché, Napoléon et Race to Mars. Après avoir écrit la musique des Légendes fantastiques, un spectacle présenté plus de 500 fois en 13 ans à Drummondville, il fait de même pour différents événements scéniques d’envergure internationale, tels que Cavalia et Odysseo, qui ont été vus par des millions de personnes dans le monde, ainsi que Kaleido et Era: Intersection of Time (Shanghai), Ulalena (Hawaï) et Vitori du Cirque du Soleil (Malte).

En perpétuelle exploration musicale, Michel Cusson se voit comme un scientifique de la musique. En 2015, il travaille durant plusieurs mois sur un album solo composé de morceaux instrumentaux. L’année suivante, il monte seul sur scène pour la première fois afin de présenter cet album. Puis, son groupe Uzeb le rejoint sur les planches en 2017 pour leur réunion tant attendue par leurs admirateurs.

Parmi ses récompenses, Michel Cusson compte quatorze Félix, sept Prix de la chanson SOCAN, six Gémeaux, un Jutra, un Gemini, de même qu’un prix Immortel remis par l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision pour l’excellence de son travail pour la bande sonore de la télésérie Omertà. Après 40 ans de carrière, Michel Cusson est devenu un musicien, un directeur musical et un compositeur à la fois encensé par la critique et apprécié du public. Un phénomène rare au Québec, qui est made in Drummondville.