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Officiers de l'Ordre

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Renée Martel

Rares sont les artistes qui présentent une feuille de route aussi impressionnante que Renée Martel. Totalisant 67 ans de carrière, la chanteuse a marqué l’histoire de la musique québécoise avec un répertoire qui conjugue à la fois modernité et respect des traditions. Née à Drummondville, elle s’est familiarisée dès son enfance avec l’univers de la musique country ainsi qu’avec celui de la télévision et des studios d’enregistrement. Elle avait à peine cinq ans lorsqu’elle est montée sur scène la première fois pour chanter et danser. Son père, le chanteur Marcel Martel, l’invitait régulièrement à son émission télévisuelle hebdomadaire, en plus de l’amener en tournée à travers le Québec. Sa mère, Noëlla Therrien, une chanteuse bien connue de la scène country, l’a également encouragée à développer son talent pour le chant.

À l’adolescence, Renée Martel a enregistré plusieurs reprises de chansons populaires et, en 1966, elle a commencé à présenter des spectacles avec ses propres musiciens sous le nom de Renée & The Silverboys. La vague yé-yé battait alors son plein. En 1968, la chanteuse était déjà une professionnelle quand elle a connu son premier succès sur disque avec Liverpool. Cette année-là, elle a été sacrée découverte féminine de l’année au Gala des artistes.

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Renée Martel a écrit les paroles françaises de plusieurs de ses chansons, comme ses succès de facture country Un amour qui ne veut pas mourir, Darling et Si on pouvait recommencer. Ces pièces lancées au cours des années 1970 lui ont permis de faire un pont entre les musiques pop et country. Elle a poursuivi dans la même veine avec Cowgirl dorée (les paroles sont signées Robert Charlebois), qui est devenue un classique instantané de la chanson country.

Au cours de sa carrière, Renée Martel a animé deux émissions télévisées mettant à l’honneur la musique country et ses artistes, soit Patrick et Renée, avec Patrick Norman, à la fin des années 1970, ainsi que Country centre-ville, dans les années 1990. Entretemps, elle est demeurée au sommet des palmarès avec son album C’est mon histoire, qui lui a valu le Félix de l’album de l’année — country en 1983.

Les années 2000 sont marquées par la consécration ultime de celle qui se fait désormais appeler la reine de la musique country. En 2002, elle a publié son autobiographie Ma vie, je t’aime en collaboration avec son fils Dominique Chapados. En 2009, elle a remporté les Félix de l’album de l’année — country et du spectacle de l’année — interprète. L’année suivante, la Société professionnelle des auteurs et compositeurs du Québec lui a remis le prix Lucille-Dumont pour l’ensemble de sa carrière. Puis, en 2012, elle a reçu le Félix de l’album de l’année — country, en plus du prestigieux Félix hommage pour saluer sa remarquable carrière. La même année, le Festival d’été de Québec lui a décerné le prix Miroir de la Renommée pour souligner sa carrière d’exception sur six décennies. En 2014, elle a de nouveau été honorée quand Postes Canada a procédé à l’émission d’un timbre-poste à son effigie, une initiative visant à mettre en valeur des personnalités dont le nom évoque la réussite, le progrès et la culture. La chanteuse s’est enfin vu décerner le PRIX EXCELLENCE au Gala de la SOCAN en 2018 pour couronner l’ensemble de sa carrière.

Avec une discographie impressionnante et un répertoire qui a touché le cœur de plusieurs générations, Renée Martel est devenue un monument incontournable de la chanson d’ici. Consacrant sa vie à la chanson et à la scène, la reine de la musique country peut finalement se targuer d’occuper une place de choix dans le cœur des Drummondvillois et Drummondvilloises, mais aussi de l’ensemble du public québécois. Sa popularité constante, son élégance et son grand talent d’interprète ont assurément ennobli cette musique qui a longtemps été marginalisée, en plus de faire rayonner sa ville natale aux quatre coins de la province depuis plus de 65 ans.